Visualiser
les chemins
Nous voulons nous
déplacer de la case départ D vers la case arrivée
A.
On doit se déplacer seulement de gauche à droite et de
haut en bas. Les deux cases hachurées sont interdites.
Il faut les contourner. La chenille va parcourir en les dénombrant
tous les chemins possibles.
CLIQUER
Bien sûr,
le procédé ci-dessus a ses limites quand le nombre
de cases devient trop important.
Aussi allons-nous nous y prendre autrement. Nous allons visualiser
seulement les premiers déplacements.
Ensuite, il suffira de repérer les deux cases jouxtant le
but. De proche en proche on trouvera très vite le résultat.
Dénombrement
des chemins
Pour arriver sur
une case, nous sommes obligés de passer par celle qui est juste
au-dessus : H ou bien par celle qui est juste à sa gauche
: G.
Aussi le nombre de déplacements s'obtiendra-t-il tout simplement
en ajoutant ceux de la case H à ceux de la case G.
Si la case G est bloquée alors le nombre de déplacements
sera celui de H ; si c'est H qui est bloqué alors le résultat
sera le même que pour G.
Ci-dessous, le nombre de déplacements possibles en partant de
la case départ D s'inscrit dans chaque case.
CLIQUER
Ci-dessous,
on cherche et on énumère tous les chemins
partant de la première case de la grille vers la dernière.
Il suffit d'entrer le nombre de lignes et de colonnes de la grille.
Pour des raisons de place évidentes, ces nombres seront inférieurs
ou égaux à 7.
Pour bloquer une case, il suffit de cocher le bouton correspondant.
Au démarrage de l'animation, une case au hasard est bloquée.
On peut bien entendu la débloquer ensuite.
CLIQUER
Analysons plus
précisément la case notée C sur la figure
ci-dessous.
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En partant
de D et en allant uniquement de gauche à droite
et de haut en bas, tous les chemins ont une longueur de 7
pas (le pas étant la largeur d'une case). Pour chaque
chemin, nous devons avancer de 5 pas vers la droite et 2 pas
vers le bas.
Notons d un pas vers la droite et b un pas vers
le bas. Voici un exemple de codage de chemin : ddddbdb
cela signifie 4 pas à droite, 1 pas vers
le bas, 1 pas à droite et enfin 1 pas
en bas.
Le nombre de chemins différents correspond au nombre
de possiblités de placer 5 d et 2 b dans
la chaîne de 7 lettres formée uniquement de d
et de b (21 possibilités pour C).
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C'est
donc tout à la fois le nombre de façons de positionner
5 d dans 7 places ou bien de placer 2 b dans
ces 7 places.
On parle du nombre de combinaisons de 5 parmi 7 noté
ou du nombre de combinaisons de 2 parmi 7 noté .
Nous avons:
=
= 21.
Pour arriver en C, nous sommes obligés de passer par
la case juste au-dessus (chemin de longueur 6 avec 5 pas à
droite et 1 vers le bas) ou par celle juste à sa gauche (longueur
6 avec 4 pas à droite et 2 vers le bas).
Nous avons donc
.
De
façon générale si le chemin a une longueur
n avec p pas à droite et (n-p)
vers le bas.
Le nombre de possibilités est .
Pour la case juste au-dessus, la longueur est de (n-1) cases
avec p pas à droite donc
chemins différents
et pour la case juste à gauche la longueur est de
(n-1) avec (p-1) pas à droite donc
possibilités..
Pour une case donnée, il faut paser soit juste au-dessus
soit juste à sa gauche.
Ainsi nous obtenons : .
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Habituellement
on raisonne ainsi :
est le nombre de façons de positionner 2 b dans un mot
de 7 cases.
On a 7 possibilités pour le premier b puis 6 pour le
deuxième. cela donne 6x7=42 cas.
Cependant les 2 lettres étant permutables de 2 façons,
inous aurons =(6x7)/2.
De
façon générale
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Le
triangle de Pascal
Maintenant
déplaçons-nous dans un triangle en suivant impérativement
les directions :
ou
.
Notons
sur chaque point, le nombre de chemins arrivant dessus.
Pour
arriver sur une case, nous devons passer obligatoirement par
l'une des 2 cases juste au-dessus.
Aussi, le numéro d'une case s'obtient-il en ajoutant
ceux des 2 cases juste au-dessus.
Nous obtenons le triangle de
Pascal représenté ci-contre. |
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Très
pratique pour calculer les puissances de polynômes...
la
6ème ligne donne les coefficients de (a+b)5 :
(a+b)5
= 1
a5
+ 5
a4b
+ 10
a3b2 + 10
a2b3
+ 5
ab4
+ 1
b5
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Les
coefficients de (a+b)n sont donnés par la (n+1)ième
ligne et la somme des nombres de chaque ligne est une puissance de 2.
Les nombres de la (n+1)ème ligne ont une
somme de 2n.
En effet, la (n+1)ème
ligne
donne par exemple
les nombres de chemins de longueur n en fixant le nombre de pas descendant
soit vers la droite ou vers la gauche.
Or pour chaque pas d'un chemin de longueur fixée on a deux possibilités
: descendre à gauche ou bien à droite.
Pour n pas, nous aurons 2n
possibiltés
correspondant à la somme de toutes les combinaisons possibles
pour obtenir un chemin de longueur n.
Les
abeilles
Appelons
A, B, C, D, E... les cellules dans les rayons de miel d'une
ruche.
La reine des abeilles fait sa ronde sur deux rangées
de cellules, en partant de A.
Elle se déplace uniquement de gauche à droite
soit horizontalement soit obliquement.
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Elle
a 1 seule possibilité
pour arriver en B :
AB.
2 chemins sont possibles
pour arriver en C :
AC et ABC
Pour arriver en D,
elle doit passer soit en C, soit en B, elle a donc ( 2 + 1)
= 3 possibilités
: ABD, ACD, ABCD.
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Pour
arriver en E, elle doit
passer soit en C, soit en D, elle a donc (2 + 3 )= 5
possibilités : ACE, ABCE, ABDE, ACDE, ABCDE.
De même on trouverait 8
possibilités pour arriver dans la cellule
F celles de D plus celles de E.
1, 2,
3, 5,
8,... dans cette suite,
chaque terme est la somme des deux précédents.
Nous retrouvons la suite de Fibonacci, très naturel non
? ;o)
(Cf les alvéoles
hexagonaux des abeilles, mais aussi Fibonacci
et le nombre d'or dans la nature) |
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Les
rectangles et le pavage
Plaçons
des rectangles de 2 sur 1 dans un rectangle de longueur n et de largeur
2.
De combien de façons pourra-t-on les disposer ?
Dans un
rectangle de 2 sur 2, nous avons 2 possibilités
:
ou
Dans un
rectangle de 3 sur 2, nous avons 3 possibilités :
ou
ou
Dans un
rectangle de 4 sur 2, nous avons 5 possibilités :
ou
ou
ou
ou
On trouverait
8 possibilités dans un rectangle de 5 sur 2.
2, 3, 5, 8... nous remarquons
que chaque terme est la somme des 2 précédents.
Est-ce toujours vrai ?
Dans ce cas nous aurions la suite de Fibonacci...
Appelons Pn le nombre de possibilités
dans un rectangle de n sur 2, Pn-1
dans un rectangle
de (n-1) sur 2, Pn-2
dans un rectangle
de (n-2) sur 2, nous allons voir que nous sommes bien en présence
de la suite de Fibonacci.
De deux choses l'une :
-soit la case n contient une pièce
debout ;
alors la case (n-1) contiendra ou une pièce debout
ou une pièce couchée, peu importe.
Dans ce cas nous avons toutes les Pn-1
possibilités venant du rectangle (n-1) sur 2.
-soit
la case n contient
une pièce couchée ;
alors
la case (n-1) contient forcément l'autre morceau de cette pièce
couchée.
Par
contre la
casqe (n-2) contiendra ou une couchée
ou une debout peu importe.
Nous
avons les Pn-2
possibilités
du rectangle (n-2) sur 2.
Finalement
Pn = Pn-1
+ Pn-2
Nous obtenons bien la suite de Fibonacci qui commence par 1, 2, 3...
etc. où chaque terme est la somme des deux précédents.
Suite de Fibonacci ! Sempiternelle suite
de Fibonacci !
Pourtant
son nom est frauduleux ! Leonardo Fibonacci (fils de Bonaccio) s'appelait
Leonardo Pisano Bigollo, Pisano signifiant qu'il vivait à Pise,
on ne sait quel est le sens de Bigollo... Etant le seul mathématicien
de talent de son époque, l'importance de Fibonacci est parfois
surestimée, cependant ses travaux sont fondamentaux comme lien
entre les mathématiques arabes et celles de la Renaissance.
Son influence est certaine dans l'introduction des nombres arabes
en Occident.
Ne croyez pas non plus que la suite de Fibonacci est la clé
de l'univers ! Méfiez-vous, il y a des faux ! Certaines suites
lui ressemblent au début mais ce ne sont que simples coïncidences
(Cf L'univers des nombres de Ian Stewart).
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